

Le vitalisme : il existe une énergie vitale inhérente à l’organisme. On évalue la force vitale au moyen de bilans énergétiques, tels que le bilan iridologique, Kirlian, la prise des pouls chinois. Mais aussi : la vitesse de cicatrisation des plaies, la capacité d’adaptation au stress, la qualité des éliminations, l’efficacité du système immunitaire et enfin l’état des phanères. Le naturopathe favorise l’énergie vitale, l’intelligence biologique, et accompagne l’auto-guérison. Les naturopathes fondent leur pratique sur la « loi de guérison », selon laquelle le processus de guérison évacue la maladie de l’intérieur vers l’extérieur et du haut vers le bas, les symptômes disparaissent dans l’ordre inverse de leur apparition. Il leur arrive, assez fréquemment d’ailleurs, de faire appel à des complexes nutritionnels (compléments alimentaires) à des plantes médicinales et à des oligo-éléments afin d’accélérer le processus d’auto-guérison.
L’humorisme : conception d’Hippocrate relative aux liquides organiques, leurs fonctions et leur importance. Hippocrate va définir 4 humeurs principales correspondant à 4 tempéraments:
Le sang = le sanguin
La lymphe= le lymphatique
La bile jaune= le bilieux
La bile noire= le nerveux
Pour Hippocrate, la maladie est un excès d’une de ces humeurs. Son approche de terrain consistera donc à rééquilibrer ces humeurs pour ramener le consultant à l’équilibre. En naturopathie, l’humorisme consistera à l’étude des humeurs circulantes et cellulaires de l’organisme (sang et lymphe). Son approche sera d’éliminer les surcharges (toxines et toxiques de l’organisme) et de combler les carences par l’apport en acides aminés, acides gras essentiels, vitamines, oligo-éléments, enzymes, etc.
Toute aliénation quantitative ou qualitative, surcharge, carence, drainage, apport nutritif auront une incidence plus ou moins directe sur l’intégrité des fonctions cellulaires et métaboliques. Il convient de trouver un équilibre entre assimilation et élimination, sans nuire. De la bonne élimination des déchets dépend la santé.
Donc, la naturopathie considère que l’encrassement humoral (synonyme de terrain) est à l’origine des désordres de santé, amenant à la maladie. Lorsqu’il y a surcharge, le sang accumule des toxines (endogènes et exogènes). Les organes surchargés de déchets métaboliques ne peuvent plus assurer leur fonction de manière adéquate.
Le corps possède des capacités d’autorégulation permettant le maintien de l’homéostasie grâce au travail des émonctoires (reins, poumons, foie, intestins, peau) qui sont des portes de sortie pour l’élimination des déchets . Le naturopathe veillera à leur bon fonctionnement par la désincrustation, avec des cures comme la mono-diète, les exercices physiques, et par la stimulation avec la phytothérapie ou l’aromathérapie. La naturopathie est donc une hygiène de terrain. Les naturopathes retiendront surtout les complexes facilitant l’élimination. Rejoignant les phytothérapeutes, les naturopathes considèrent que tout humain est en suspension dans l’élément liquide. Toutes nos cellules, en effet, baignent dans différents liquides humoraux constitués par le sang (5 litres), la lymphe (10 litres) et le sérum extracellulaire (20 litres). Si l’on ajoute à cela l’eau que renferme le tissu organique, c’est près de 80 % de l’être humain qui est liquide et seulement 20 % solide.
L'hygiénisme : c’est l’hygiène de vie à travers les différentes techniques naturelles de santé, travaillant sur le corps, l’esprit et le mental : alimentation, exercices physiques, sommeil, air, eau, soleil, attitudes mentales et rythme de vie (travail/loisirs/repos). C’est la nature qui agit et guérit. Mais notre société contemporaine est empoisonnée, carencée, polluée. Le naturopathe aura donc recours aux compléments alimentaires pour pallier aux carences, aux minéraux pour relancer les chaînes enzymatiques, aux plantes et huiles essentielles pour stimuler les éliminations, purifier l’organisme, renforcer le terrain et le système immunitaire.
L’holisme: l’approche holistique consiste à appréhender l’être humain dans sa globalité (corps, psyché, âme, esprit, énergie) et le considère comme faisant partie d’un tout.
Le causalisme : rechercher la cause de la cause de la maladie, c'est-à-dire trouver la cause initiale. Traiter la cause passe par l’élaboration et la révision de l’hygiène de vie du patient. Tout d’abord par la nutrition, le mouvement et le drainage des surcharges. Mais aussi en abordant la sphère émotionnelle. La naturopathie corrige les causes profondes et premières des troubles, de manière préventive et auto-curative.
La naturopathie prétend que la maladie est à la fois extérieure et intérieure et que la solution est directement liée à la force vitale du consultant. Les FDP nous conduisent en effet à un affaiblissement de la force vitale et à la maladie. C’est pourquoi nous devons y attacher une importance particulière. Notre mental est influencé par les pressions extérieures qui viennent nous assaillir d’où la fréquence des comportements compensatoires. Le mental va donc influencer nos comportements. Les médiateurs nerveux, hormonaux et énergétiques (glandes amygdale, hypophyse, pinéale) vont assurer les asservissements de l’esprit. On va rentrer dans un cercle vicieux, en s’alimentant de manière anarchique (compensation alimentaire : boulimie, envies de sucre) tout en perdant le sens de la satiété. L’équilibre sanitaire tient donc à peu de choses. Le stress est vecteur de désordres fonctionnels et celui-ci doit être traité avant tout, et le reste suivra.
Un déficit de force vitale entraîne une dérégulation organique sur les 3 systèmes : nerveux, hormonal et énergétique régis par les glandes amygdale, hypophyse et pinéale. Si l’une des trois glandes présente un dysfonctionnement, cet effet aura des répercussions sur les deux autres glandes.